Mini bio
Françoise est née à Paris le 30 janvier 1956. Un profond désir de peindre et de créer, longtemps étouffé, trouve son exutoire à trente-cinq ans, lorsqu'elle décide d'abandonner sa carrière dans la fonction publique pour se consacrer exclusivement à ses recherches.
Elle vit et travaille à présent dans le Jura.
En permanence : Lapalisse, Musée de L'Art en marche - Besançon,
Galerie Médicis
Bettembourg, Luxembourg, Galerie BC/2 - Bons en Chablais, Galerie Bétemps - Lausanne, Galerie Five O'Clock - Nîmes, Galerie
des Halles
Lourmarin, Galerie Win - Ferney-Voltaire, Galerie Franck Meunier - Lyon, Galerie Singul'Art.
Chaque été, Atelier ouvert et
exposition collective Biz'art-biz'art , Le Vaudioux.
Diverses expositions individuelles ou collectives en Suisse et en France.
2007
Septembre 2007, exposition individuelle, Château Pertusier, Morteaux.
Été 2007, exposition collective, Biz'Art-Biz'Art, Le Vaudioux.
2006
Novembre 2006, exposition collective, Singul'Art, Lyon.
Septembre 2006, exposition collective, Singul'Art, Lyon.
Été 2006, exposition collective, Biz'Art-Biz'Art, Le Vaudioux.
Été 2006, exposition collective, Art en Marche et Centre Culturel Jean Monnet, St Genis Pouilly.
Juillet 2006, exposition collective, Poligny.
juin 2006, exposition collective, Pregn'Art, Pregnin.
2005
Septembre 2005, exposition collective, Arcadache, Vallorbe.
Juillet, août 2005, exposition collective, « Le cirque »,
Musée de Pontarlier.
Été 2005, exposition collective, Biz'Art-Biz'Art, Le Vaudioux,
Jura.
Juin 2005, exposition individuelle, Five O'Clock, Lausanne.
Mai 2005, exposition individuelle, Galerie Médicis, Besançon.
Avril 2005, exposition collective Bernard Le Nen & Françoise
Sablons, Galerie des Halles, Nîmes.
Mars 2005, exposition individuelle, Poligny.
Janvier - février 2005, « L'Art singulier »,
exposition collective,
« De l'Art brut à l'Art singulier »,
conférence de Laurent Danchin, Biz'Art-Biz'Art et la Médiathèque de Dole, Jura.
2004
Septembre 2004, exposition individuelle, Galerie
d'Octobre, Genève.
Été 2004, exposition collective, Biz'Art-Biz'Art,
Le Vaudioux, Jura.
avec Jean-Luc ANCEL, Denis BONNES, Yves GRAVEL,
Bernard Le Nen, Joël LORAND, Maurice NOIROT, Jean TIRILLY.
Juillet 2004, exposition et intervention, Massigny-Lés-Semur,
Bourgogne.
Juillet 2004, Five O'Clock, Lausanne.
Juin 2004, exposition collective,
L'Art en marche, M.A.C. de Pérouges, Ain.
Printemps 2004, exposition individuelle et intervention,
Centre hospitalier de Morez, Jura.
2003
Novembre, décembre 2003, « Bicentenaire Toussaint Louverture
», Musée de Pontarlier.
Octobre 2003, Bordeaux, « Le vin et l'art », L'Art en
marche.
Septembre 2003, Paris, Galerie Éonnet Dupuy.
Juillet, août 2003, Pontarlier, Salon des annonciades - Besançon,
Galerie Médicis.
Juillet 2003, Banne, 4ème Festival d'Art Singulier - Paris, Galerie
Éonnet Dupuy.
Été 2003, exposition collective, Biz'Art-Biz'Art, Le Vaudioux
;
avec Jean-Luc ANCEL, Anne-Valérie DUPOND,
Maurice NOIROT, Véronique STERNBAUM, Jean TIRILLY ;
Juin 2003, Lyon, Galerie WM.
Printemps 2003, « Hérimoncourt insolite », Sésame
Autisme.
Janvier 2003, Ferney-Voltaire, Galerie Franck Meunier.
2002
Décembre 2002, « Petits formats »,
Esvres, Galerie Argument.
Octobre 2002, « Invitation au voyage »,
Atelier ouvert avec Jean TIRILLY et J-F. RIEUX, Le Vaudioux, ARCO.
Septembre 2002, Vallorbe, Suisse, Galerie Artcadache.
Juin 2002, Strasbourg, Galerie Nicole Buck.
Mai, juin 2002, travaux et préparation d'une
exposition avec de jeunes autistes.
Février 2002, « Ceux qu'on aime »,
exposition et réalisation d'un mural avec les enfants de l'école de
Morbier.
Déc. 2001 à fév. 2002, Hotel
Hilton de Lyon, Galerie Nicole Buck.
Technique
Françoise utilise, la plupart du temps, des pièces de bois aux formats
hétéroclites, souvent très allongés. Elle peint à
l'huile, habituellement alla prima.
Cette technique correspond particulièrement à sa personnalité.
Son travail s'appuie cependant sur des croquis innombrables et de longues réflexions.
Elle applique, tantôt à la brosse, tantôt avec le doigt, sur ses
panneaux simplement encollés une pâte très onctueuse d'une touche
spontanée et généreuse qui ne souffre aucun repentir. Le grain
et la fibre du bois apparaissent en réserve et jouent un rôle important
dans l'expression. La texture en saillie est exploitée par des effets brossés
ou glacés qui caractérise son travail. La couleur intense, acidulée,
illumine l'esthétique enlevée et grotesque de l'ensemble.
Recherches
La peinture de Françoise ne s'adresse pas à un public juvénile même s'il lui
réserve toujours un accueil enthousiaste. Ses compositions, peuplées d'un bestiaire affable,
plongent en réalité l'observateur dans un univers tourmenté. Les prospections de
l'artiste lui propose de curieux discours philosophiques et de cruelles interrogations. Ses travaux s'associent
au mouvement des peintres « singuliers »,
artistes qu'elle défend avec ses amis au sein de l'association Biz'Art-Biz'Art.
Narcose créative
Françoise explique en quelques mots sa méthode de travail :
« Je puise principalement mon inspiration dans
la poésie.
Elle me tonifie et m'éveille. Les mots me donnent le courage ou l'obligation de peindre.
Plongée dans une narcose poétique, je sature mes panneaux de poèmes de René Char ou de Jean de Sponde. En état de profonde empathie, je peins alors mes émotions.
Le résultat n'est JAMAIS une illustration du texte inspirateur. Celui-ci au contraire, incorporé de manière visible ou invisible aux fibres du tableaux, est devenu support graphique de mes affects. »
Dominique Sablons
Inquiétante étrangeté
La peinture de Françoise Sablons réveille en l'adulte les facultés assoupies de
l'enfance.
Son « inquiétante étrangeté » fascine et libère. C'est en effet
dans les sortilèges du royaume de l'inconscient que nous sommes invités à pénétrer,
affranchis comme par magie des catégories ordinaires de la logique discursive et de nos repères
spatio-temporels.
Les supports et les sources de cet univers pictural sont eux-mêmes révélateurs des
vertus inaugurales du désir : le bois, la couleur pure, la lettre dans sa matérialité
graphique et surtout la poésie d'un René Char, significative Ô combien ! de
la priorité ontologique du langage dans l'éclat de ses signifiants. D'ailleurs ce monde
enchanté qui semble jaillir si naturellement de son pinceau, le peintre l'a longtemps laissé
enfoui dans le silence qui précède les grandes uvres : celles marquées du
sceau de l'authenticité.
L'empire de l'effroi
Quel qu'en soit le charme, il serait vain de se laisser bercer par la poésie et l'ingénuité de ses créations. Les ingrédients de l'anecdote ou du songe s'estompent vite lorsque résurgent d'autres signes, lesquels nous tirent de la léthargie pour nous plonger dans le cauchemar ou la férocité. Ainsi, dans Bain de nuit, des êtres pathétiquement solidaires, emmaillotés, bâillonnés nous annoncent-ils du regard l'approche d'une menace confuse.
Plus rarement, des uvres comme La mauvaise nuit, Panique ou Le crucifié nous suggèrent sans équivoque un univers pictural sous l'empire de l'effroi. Malgré ces dérisoires conjurations, c'est bien l'angoisse de la mort qui hante la peinture de Françoise Sablons.
Marie-Thérèse Daudeville
Envoûtement
La vie n'est pas un rêve, elle ne se traduit pas idéalement en contes
et sa morale n'est pas le fondement indélébile des fables et légendes.
Cependant, ces caches, ou refuges, contre les agressions quotidiennes de nos semblables
et de la nature créent un espace protégé où la peur et
l'horreur se laissent approcher, peut-être même apprivoiser, sans trop
de risques. Cette forme d'exorcisme n'est pas que repli ou régression : elle
crée les conditions minimales d'une appropriation des armes propres à
neutraliser et dépasser nos limites. La mutation du sentiment en réflexion,
puis en connaissance, permet une sublimation de nos peurs, qui deviennent ressources
créatives dans notre existence.
Le décalage entre fiction onirique et réalité strictement matérielle
est à l'origine de l'impérieux besoin qu'éprouve Françoise
Sablons de traduire ses angoisses existentielles au travers de sa peinture et de
leur donner un sens valorisant face au monde. Le texte poétique devient fondation
cachée des morales qu'elle illustre. L'immersion dans cet univers du second
degré, où la signification profonde du ludique, parfois cruel, devient
ferment d'épanouissement et de réussite dans notre quotidien «
d'humanité », constitue une totale libération par rapport aux
conventions sociales trompeuses. C'est un envoûtement qui ne doit rien, ni
au beau, ni au laid : il est langage de vérité.
Jacques Cavin - Artcadache